Essonne : réforme du collège - réunions de formation, mobilisation...quelques échos des établissements [MAJ 17/01]

dimanche 17 janvier 2016
par Snes S2 Essonne

Les réunions de « formation » dans les collèges pour amorcer la mise en place de la réforme du collège sont l’occasion, dans de nombreux établissements, de rappeler l’opposition d’une grande majorité des personnels à cette réforme, mais aussi de confronter les représentants de l’administration aux incohérences de la réforme. Des sections SNES-FSU des collèges de l’Essonne ont commencé à nous faire parvenir des comptes-rendus de ces « formation ». Les réponses de l’institution, ci-dessous, sont souvent édifiantes (AP en classe entière, EPI sans co-intervention, confirmation d’horaires disciplinaires en baisse etc). Et encore, c’est lorsqu’il y a des réponses puisque bien souvent ces dernières restent très floues...!

Les parents d’élèves sont aussi de plus en plus circonspects quant à la mise en place de cette réforme, vous trouverez en fin d’articles quelques exemples d’actions menées en direction des parents d’élèves par la section départementale ou les sections locales.

Les militants du SNES-FSU91 ont animé, et continuent de le faire, de nombreuses heures d’information syndicale pour préparer ces réunions. N’hésitez pas à nous contacter dans cette perspective ou pour nous envoyer vos comptes-rendus de réunions, d’action, les motions présentées en CA ou les lettres adressées aux parents : snes91@versailles.snes.edu Nous mettrons régulièrement à jour cette page. Un outil pour préparer ces réunions de « formation » : la publication de la section académique du SNES : http://www.versailles.snes.edu/spip...
Mise à jour du 17/01

 
collège Weiler - Montgeron

(...) L’Accompagnement Personnalisé Il nous est d’abord affirmé que l’AP est « une réussite » au lycée et qu’on y a vu « des expériences exceptionnelles même si les débuts ont été poussifs » !!. Quand il est rappelé qu’aucun bilan de cette réforme n’a été publié et que c’est un échec d’après les dires de nos collègues qui enseignent en lycée, les deux IPR se regardent interloquées et ne répondent pas. (...) Nous apprenons ensuite que l’AP n’est pas de l’accompagnement et que personnalisé ne veut pas dire individualisé. Le problème de la désignation de ce dispositif est posé, pourquoi alors qu’il regroupe des réalités différentes, porte-t-il le même nom que ce qui existe au lycée et de ce dont bénéficiaient les élèves de 6e (à savoir du soutien) et qui va disparaître. Est-ce une maladresse ou une volonté délibérée de brouiller les cartes ? Une inspectrice admet que cette appellation est « fauteuse de troubles » et que l’AP est un point de vigilance.Il est ajouté que l’AP« se fait en classe entière forcément et qu’il faut y travailler en îlots en entrant par les compétences et en faisant de la pédagogie différenciée tout en traitant le programme ». En somme, ce n’est pas du soutien, c’est un cours avec un travail en groupe imposé.

Les EPI Pour les EPI, il faut « faire simple la première année », « il faudra plusieurs années pour que ça se mette en place ». La co-animation est fortement déconseillée car elle prend sur la marge et complique les emplois du temps. Il faut une production mais si possible pas de maquette ou d’exposition car c’est trop courant. Il n’y a pas d’horaires définis, « un EPI ça dure le temps que ça dure ». Des alignements d’emploi du temps sont nécessaires pour que les collègues qui font un EPI puissent se concerter. La concertation se fait sur le temps de préparation des cours, il n’a jamais été envisagé de l’inclure dans le temps de service.

L’EIST à travers l’exemple de la SVT Trois inquiétudes ont été pointées : la menace de la suppression de postes à cause des heures de cours perdues, quel contenu enseigner en fin de cycle 3 et comment harmoniser la progression entre les 3 écoles dont dépend notre collège, et enfin combien d’heures de SVT en 6e. Une de nos interlocutrices admet que c’est « complexe », que « tout ne serait pas bien dès la première année » et que « ça prendrait du temps ». Ce qu’on apprend, c’est que les professeurs concernés par l’EIST n’enseigneront que leur discipline et les programmes qui vont avec, que les élèves auront forcément au moins 1h de physique-chimie, 1h de svt et 1h de technologie. L’heure restante à attribuer le sera en fonction des postes, des ressources humaines de chaque établissement. On est loin des considérations pédagogiques et de l’intérêt des élèves. Quand nous insistons pour savoir en quoi cette réforme allait réduire les inégalités en SVT entre les élèves,la réponse se fait beaucoup attendre et il nous est dit après quelques propos incantatoires et rassurants « qu’il fallait bien faire quelque chose ».

 
collège Pablo Neruda - Brétigny

Lors du mercredi après-midi consacré à la mise en place de la réforme, les collègues ont choisi d’investir la réunion plénière pour poser un grand nombre de questions (AP, EPI etc) : après 1h30 de questions/réponses, les contradictions et incohérences de la réformes étaient flagrantes pour qui en doutait encore. Les professeurs sont restés solidaires et ont fait le choix de ne pas se diviser en groupes pour travailler sur les EPI. Prochaine étape de cette belle dynamique collective : motion au CA et adresse aux parents d’élèves.

 
Collège Rosa Parks - Villabé

Une motion dénonçant les conséquences de la réforme a été présentée en CA, un courrier a été distribué aux parents d’élèves lors d’une opération de tractage. Une réunion avec les parents d’élèves est prévue le mercredi 6 janvier 2016

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CLG Rosa Parks - motion CA
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CLG Rosa Parks - tract parents

 
Collège les Gâtines - Savigny

Après avoir posé de nombreuses questions lors de la séance de « formation » organisée il y a quelques semaines (voir compte-rendu plus bas), les professeurs réunis en heure d’information syndicale ont continué à organiser l’action : réalisation d’un tract aux parents d’élèves, avec le soutien des fédérations Peep et FCPE du collège les Gâtines (voir le message des deux fédérations, page 2 du tract) Une réunion parents-professeurs est annoncée pour le mois de janvier

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CLG Les Gatines - lettres parents

 
collège Olivier de Serres - Viry Chatillon

Lors de la formation, l’ensemble de l’équipe pédagogique a refusé de partir travailler en atelier. Les professeurs ont préféré rester en plénière pour exposer des interrogations légitimes sur la pertinence de cette réforme et sur le mépris dont fait preuve le Ministère à l’égard de la profession. Après deux heures de débat, une motion a été rédigée en vue du CA qui suivant.

 
Collège Pasteur – Longjumeau – compte-rendu de la réunion de « formation »

Lors de la réunion au collège étaient présentes deux IA-IPR. L’ordre du jour était le suivant : 1. Rappel des textes qui accompagnent la réforme, et qui en présentent les grandes lignes (horaires, AP, EPI, LCA) 2. Les nouveaux programmes 3. Ateliers sur 4 thématiques pour travailler sur les EPI en relation avec les nouveaux programmes. La durée de la réunion était de trois heures (13h30-16h30). Un temps de questions était prévu entre le point 2 et le point 3 de l’ordre du jour. Les IA-IPR avaient demandé à avoir les questions en avance (pour le lundi 23 novembre).

Au collège, nous avons décidé lors d’une heure d’information syndicale le lundi 23 novembre que nous poserions le maximum de questions pour éviter d’avoir à participer aux ateliers (une liste de 47 questions a été établie). Nous avons choisi de ne pas fournir notre liste de questions aux IA-IPR avant la réunion du 25 novembre. Nous avons de toute façon annoncé dès le début de la réunion que nous ne participerions pas aux ateliers, les nouveaux programmes n’ayant pas encore été publiés au B.O.

Nous avons posé nos questions au fur et à mesure du diaporama présenté par notre Principale. Cela a duré trois heures sans que nous ayons le temps de poser toutes nos questions. Nous n’avons donc abordé que le point numéro 1 de l’ordre du jour lors de cette réunion.

Parmi les réponses des IA-IPR, nous avons eu beaucoup de “nous ne savons pas”, “on attend”, “on a le temps”, “on peut faire de l’AP en classe entière”, “vous aurez le choix des EPI”, “vous aurez toute la liberté que vous voulez” (sauf que les EPI doivent être encrés dans le programme donc cela va limiter la créativité)... Mais peu de véritables réponses.

Les réponses/faits qui choquent le plus : • “On peut faire de l’AP en classe entière” mais cela revient en fait à faire de la pédagogie différenciée, ce que les professeurs font déjà... • En réponse à une question sur le travail supplémentaire que vont demander les EPI aux professeurs TZR sur plusieurs établissements : “en tant que TZR, vous avez développé des capacités d’adaptation”... • Pour les EPI “la concertation pourra se faire via des échanges de courriels” “l’AP va bouger, passer d’un discipline à une autre” • Pour les 4 heures de Sciences en 6e : “on ne veut pas voir 3 profs de Sciences toutes les semaines devant les 6e pour une “transition douce” entre l’école et le collège en limitant le nombre d’enseignant devant un élève de 6e. • Sur la difficulté de mettre en place la réforme et les nouveaux programmes, sur les 4 niveaux en même temps : “Tous les professeurs seront confrontés à la même réalité”, “On ne va pas atteindre l’idéal tout de suite, on réussira à installer quelque chose en 3 ans” • Les chefs d’établissements n’ont pas de nouvelle de la marge sur critères sociaux. • Si un élève déménage et qu’il n’a pas vu 6 EPI différents pendant son cycle, “ce n’est pas grave” car il n’y en a pas tant que ça qui déménagent… • “il faut voir la co-intervention comme exceptionnelle” • Tous les professeurs ne seront pas forcément formés cette année. • “Nous ne savons pas ce qu’il y aura dans le nouveau Brevet, il faut attendre le décret sur l’évaluation” • Exemple de thématiques dans l’EPI “Langues et Cultures de l’antiquité” en Français et Histoire-Géographie dans les nouveaux programmes : “5e : Recherches sur l’utilisation du latin au Moyen Âge. Les évolutions de la langue française” ou “5e, 4e : Décryptage de textes latins du Moyen Âge au XVIIIe siècle (religion, sciences et philosophie)”. Et après, comment peut-on arriver à expliquer à un élève que le Moyen Âge n’est pas une période de l’antiquité ?

Pour conclure, nous avons pu comprendre que tout cela reste très flou, que la mise en place de la réforme serait très compliquée, pour les professeurs mais aussi pour les chefs d’établissement, que les IA-IPR ont peu de réponses à nos questions, que tous les enseignants n’auront pas accès aux formations cette année. Les collègues étaient très perplexes en sortant de la réunion. Nous n’avons globalement pas eu de réponses à nos questions. Nous sommes ressorti en nous demandant pourquoi on nous avait fait perdre un après-midi. La plupart des collègues se disaient qu’ils sont en train de se tirer une balle dans le pied avec ces réunions car on voit bien que cette réforme n’a pas été pensée et que personne n’est capable de nous donner des réponses précises sur des questions légitimes. Certains collègues qui n’avaient pas vraiment d’avis sur la réforme sont en train de se poser sérieusement des questions.

 
Collège Delalande – Athis Mons – compte-rendu de l’après-midi de « formation »

Nous avions déjà fait voter une motion au dernier CA précisant que la grande majorité des collègues ne souhaitaient pas s’investir dans la préparation de la réforme. Nous avions également prévenu la principale que nous serions présents mais que nous ne participerions pas activement à la demi-journée proposée. Nous avons donc décidé d’assister à la réunion plénière (mais sans y intervenir) et de refuser le travail en ateliers.

Il nous a été fait une présentation rapide de la réforme et on nous a distribué une simulation de répartition horaire par disciplines en se basant sur la DHG de l’an dernier. Nous avons ainsi pu constater que les horaires de certaines disciplines allaient bel et bien baisser… Nous avons, à nouveau, précisé qu’il ne nous semblait pas pertinent de travailler sur une répartition avant de connaître les DHG 2016.

Une proposition de répartition d’EPI sur chaque niveau nous a été distribué sous forme de tableau. Notre direction souhaitait avoir notre avis sur cette proposition, voire obtenir quelques noms de profs prêts à s’engager. Nous avons réaffirmé notre refus d’anticiper la mise en place de la réforme pour l’instant.

On nous a ensuite proposé de travailler en ateliers disciplinaires sur les projets de programmes. Nous avons refusé de travailler sur des programmes qui n’étaient pas encore parus à ce jour, sommes retournés en salle des professeurs et avons rédigé et signé un court courrier précisant les motifs de notre refus.

Nous avons quand même bien ri quand on nous a lu les intitulés de formations qui allaient nous être proposées « au niveau local » (?) dont une portera sur les meilleurs moyens de mettre en place « l’Accompagnement personnalisé en classe entière » !

 
Collège les Gâtines – Savigny – compte rendu de l’après-midi de formation + action vers les parents

L’un des IAP-IPR a commencé à nous dire qu’ils allaient surtout évoquer les principes généraux de la réforme, car les questions disciplinaires seraient traitées plus tard, lors d’autres journées de formation. Puis ils annoncent qu’ils vont nous montrer un diaporama pour expliquer le cadre de la réforme. Ils ont montré les résultats de l’enquête PISA afin de préciser que nos résultats étaient mauvais. L’un de nous leur a dit que les pays qui se sont focalisés sur l’interdisciplinarité au détriment des fondamentaux (ex : Québec) ont subi une augmentation de l’échec scolaire. Les professeurs ont exprimé massivement leur refus, s’en sont suivies deux heures de questions auxquelles ils ont tenté d’apporter une réponse et surtout avoué ne pas être en mesure d’y répondre (…) • Ensuite est venue la question des manuels. Comment faire cours sans avoir de manuels tenant compte de la réforme ? Nous n’aurons pas les fonds nécessaires pour avoir de nouveaux manuels dans chaque discipline. Selon eux, nous devons faire avec les ressources d’internet ou bien il nous a été dit que les manuels ne sont pas si indispensables que cela, pour ensuite, nous dire devant notre insistance, que c’était rassurant et important pour l’élève de collège. Ainsi les élèves ne pourront pas être rassurés ni même préparés aux conséquences de la réforme (aucun approfondissement possible sans support pédagogique). De plus, les crédits photocopies ne seront pas revus à la hausse !

• Nous nous sommes entendus dire, je cite : « il faudra être prêts à la rentrée. » mais aussi qu’il était « indéniable que la charge de travail allait s’intensifier ». Un professeur de mathématique demande alors si cette charge de travail se fera bénévolement. Réponse de l’inspecteur : « bénévolement, ça se discute. » En tout cas, il ne sera pas possible de banaliser du temps pour traiter des nouveaux programmes et pour mettre en place les EPI.

• Pour l’Accompagnement personnalisé, les IA-IPR n’ont pas pu garantir que les élèves en difficultés auront donc un vrai accompagnement PERSONNALISE et n’ont donné aucune réponse . En effet, tous les dispositifs d’Accompagnement personnalisé devront être calculés sur la marge de la Dotation Globale Horaire alors que cette marge est insuffisante, les IA-IPR ont précisé que les enseignants conserveraient leur liberté pédagogique mais sans moyens pour permettre de l’assurer ?!

• Pour l’emploi du temps élève, il est raisonnable qu’il en ait un à l’année, avec des créneaux susceptibles de devenir des créneaux EPI, suivant le trimestre. Le co-enseignement peut être fait, mais ce n’est pas systématique et l’absence d’heures de concertation montre qu’il ne pourra s’agir de co-enseignement. Ainsi, l’élève peut suivre un EPI avec le professeur de français le lundi, qu’il poursuivra le vendredi sur un autre créneau avec le prof d’histoire.

• Pour les emplois du temps des professeurs, aucune réponse nous a été donnée. Un emploi du temps professeur est apparu à l’écran (emploi du temps gruyère et à rallonge) sans que nous ayons eu le temps d’en prendre connaissance et les IA-IPR embarrassés ont répondu qu’ils ne tomberont pas dans le piège de nous le montrer.

• Une professeure d’espagnol, a évoqué le problème des 4es de l’an prochain, qui n’auraient pas fait espagnol en 5e. Faut-il faire l’impasse sur l’année de 5e et faire comme s’ils n’étaient pas débutants ?

Conclusion : Les enseignants ont manifesté leur désaccord avec une réforme qui nous est impossible de mettre en place. Pour résumé, un professeur a expliqué que « Les EPI se feront sans nous » Les IA-IPR ont fini par avouer que la réforme du collège était la conséquence des restrictions budgétaires face à la suppression des postes dont certains d’entre nous ont pu témoigner (suppression de postes en allemand, en lettres...) Ils ont osé dire que la réforme se ferait sur plusieurs années au détriment des élèves. Ils ont ainsi avoué que cette réforme n’était pas faisable en un an. Les IA-IPR ne répondent pas aux problèmes des difficultés rencontrées par les élèves qui ne pourront pas voir la totalité des programmes, ne disposeront pas du même « socle » de connaissances d’un établissement à un autre.

Suite de l’action : distribution d’un courrier aux parents d’élèves.

 
Collège Bellevue – Crosne - compte-rendu de « formation »

On nous a présenté le diaporama pour détailler la réforme et nous avons posé des questions pendant 3 heures, sur la mise en place pratique et concrète de cette réforme : EPI, grilles horaires, AP, DHG et perte des postes, Cycle 3 et problèmes de mise en place avec le primaire, le problème des élèves de 4e avec la mise en place du nouveau DNB 2017, enseignements complémentaires, problème de l’Education qui ne sera plus « nationale »... Aucune réponse précise à nos questions !...

Visiblement, on compte sur nous pour réfléchir...nous avons demandé que soient remontées ces difficultés et l’inquiétude des professeurs sur la dégradation de leurs conditions de travail.

Nous n’avons pas terminé le diaporama et ne nous sommes pas répartis en « ateliers de travail » ! (pas eu le temps !)

 
Collège Marie Curie – Etampes

Lors de la réunion de présentation de la réforme, certains professeurs ont interpellé l’Administration sur les principes de la réforme et ont refusé de participer aux ateliers de mise en place de l’AP et des EPI. A la place, une longue discussion d’1h30 sur la réforme !

 
Collège Gérard Philipe – Massy

Lors d’un conseil pédagogique, les professeurs ont mis en avant toutes les faiblesses de la réforme (AP et EPI sur les horaires disciplinaires, AP qui ne sera pas personnalisé etc)à travers de nombreuses questions. Peu de réponses, des professeurs encore indécis qui se posent de plus en plus de questions et…le lendemain, une information toutes les formations sur ce sujet prévues pour les personnels de l’établissement sont annulées !

 
Collège Condorcet – Dourdan

Lors d’une heure d’information syndicale, les personnels ont débattu de l’action à mener lors de la réunion « formation » prévue lors de la 1re semaine de décembre. Ils ont opté pour la présence à cette réunion, la lecture d’une déclaration rappelant leur opposition à cette réforme du collège et le refus de travailler en ateliers sur la mise en place de la réforme.

 
Collège Charles Peguy – Bondoufle

Refus de participer aux ateliers et vote d’une motion en CA

 
Collège les Pyramides – Evry

Refus de participer à la mise en place de la réforme et signature d’une déclaration dénonçant les conséquences désastreuses de cette réforme

 
Actions vers les parents d’élèves

La FCPE91 a organisé une table ronde sur la réforme du collège au début du mois de novembre, et a invité le SNES-FSU91. Près de 130 parents ont répondu à l’appel, preuve de l’attente et des interrogations très vives sur ce sujet. Après avoir salué la volonté de débattre de la FCPE91 ainsi que d’écouter tous les points de vue sur ce thème, le SNES91 a présenté son analyse de la situation : une réforme du collège est indispensable tant ce dernier, et donc les élèves et les personnels, ont été mis en difficultés par les réformes successives et une baisse des moyens, loin d’être terminée, puisque par exemple, aucune création de poste de CPE n’est prévue dans le budget 2016 ! Puis, les dispositifs phares de la réforme (AP, EPI etc) ont été présentés, loin des artifices de communication du Ministère, ce qui a permis de montrer qu’ils seront très loin des ambitions affichées par le gouvernement. Le débat avec la salle a été très riche et s’est prolongé jusqu’à 23h30. Les questions ont été nombreuses et ont montré une réelle inquiétude des familles sur le devenir du collège. Une grande partie de la salle a fini par manifester son désaccord avec cette réforme. En définitive, cette soirée-débat a permis d’entamer des discussions riches avec les parents, dont bon nombre ont saisi la réelle nature de cette réforme, comme en témoigne une question posée à plusieurs reprises, notamment aux soutiens de la réforme, et qui est restée sans réponse « comment cette réforme va-t-elle faire diminuer les inégalités ? »....

Des rencontres sont également prévues, à l’initiative des sections SNES-FSU des collèges ou des parents eux-mêmes, dans les prochaines semaines.

Contact : snes91@versailles.snes.edu


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