Epreuves langues vivantes au bac : compte rendu de l’audience SNES auprès du Recteur le 19 décembre 2012

dimanche 20 janvier 2013
par Snes S3 MBV

 
AUDIENCE AVEC LE RECTEUR SUR LES ÉPREUVES DE LV AU BAC 2013
19 décembre 2012

La section académique avait demandé à rencontrer le Recteur en présence des Corps d’Inspection de langues vivantes sur les problèmes d’organisation des épreuves du bac 2013 en Langues vivantes. Cette audience a eu lieu le 19 décembre dernier.

Nous avons rappelé au Recteur les raisons qui nous avaient fait demander un moratoire sur ces épreuves, puis un cadrage national puisque le MEN avait refusé le moratoire :

Assurer l’égalité de traitement des candidats devant l’examen, qui reste un diplôme national et le premier grade universitaire, nécessité d’éviter les pressions des CE et des parents sur les collègues et les recours des parents au vu des résultats de leurs enfants (nous avons donc notamment demandé que les élèves ne soient pas évalués par les professeurs de leur établissement), problèmes matériels d’organisation et de rémunération du travail supplémentaire occasionné par ces épreuves etc. Ces mêmes raisons nous conduisent à demander un cadrage académique, en nous appuyant sur l’audience du SNES au MEN du 31 octobre 2012.

Réponses du Recteur :

Les textes sont déjà très complexes, c’est « une usine à gaz », donc pas question d’aller au-delà en imposant des contraintes d’organisation supplémentaires. Il ne faut pas alourdir les procédures par des mesures du type « convocations en bonne et due forme des élèves et des professeurs ». « On ne peut pas évaluer tous les enseignements sans une certaine souplesse, et il ne faut pas organiser toutes les épreuves sur le modèle de l’épreuve de Philo. D’ailleurs ça fonctionne comme ça dans le Supérieur. » On est bien déjà, avec cette dernière remarque, dans l’optique du lycée /Université-3.

Interventions des deux IPR présentes (Allemand et Anglais) :

Les professeurs sont « angoissés par le changement » (une touche de compassion…), mais ils ont tort car on est dans la continuité de l’évaluation des compétences langagières (depuis le collège). Pour « les rassurer », les IPR ont organisé 14 réunions d’information. Ils sont à l’écoute des CE (angoissés eux aussi ?). Des stages académiques ont été montés, ainsi que des stages d’établissement permettant aux collègues de recevoir une formation : 29 groupes de 3 lycées ont reçu une formation d’1 journée ( !!!) et pourront en avoir une deuxième s’ils le demandent. Les demandes d’établissements continuent d’ailleurs à arriver (fin décembre pour une épreuve prévue en février ?) Mais « l’inquiétude s’estompe quand les équipes se mettent au travail ». De même les quelques élèves qui ont été « cobayés » ( ???) se sont déclarés satisfaits « car ils ont enfin eu la possibilité de s’approprier le cours » (!!!)

 COMPRÉHENSION ORALE :

En préalable, nous avons demandé que l’épreuve soit reportée au 3e trimestre, conformément à l’audience que le S4 avait eue au MEN. Nous avons insisté sur la nécessité de banaliser des journées pour le bon déroulement de l’épreuve, demandé que les copies, anonymées, ne soient pas corrigées par les professeurs de l’établissement, et demandé des précisions sur les délais de correction, les modalités de transmission des notes et le devenir des copies. Nous avons aussi souligné l’inégalité des candidats face à l’épreuve en fonction de la qualité du matériel d’écoute dans les établissements. Enfin nous avons demandé une banque académique de sujets validés par l’Inspection.

Réponses des IPR :

Depuis mai 2012 il y a des ressources en ligne sur le site académique (et sur Eduscol) pour l’entraînement à la CO. Malheureusement elles sont mal connues des collègues (une touche de culpabilisation...). La banque de Versailles est formidable, c’est la plus visitée de France ( !!!). Il y avait bien autrefois une banque de sujets de CO pour les STG. Mais elle a été abandonnée, parce qu’elle proposait des sujets-bateau, vides de contenus culturels. Aujourd’hui on veut associer langue et culture, et il faut que les documents soient ancrés dans une notion. Donc on a supprimé cette banque de données.

C’est beaucoup mieux que les sujets soient élaborés par les enseignants pour leurs élèves, car cela coïncide forcément mieux avec ce qui a été vu en classe. Avant, on ne savait pas trop d’où sortaient les sujets (!!!). On n’est plus dans l’évaluation-couperet : le professeur, voyant l’élève dans d’autres contextes (voyages ?), pourra relever son niveau au cas où il n’aurait pas engrangé le nombre d’items nécessaire à la validation d’un niveau donné (le niveau cité par l’IPR était A2).

Quant au travail de concertation, il permet de remplacer le travail à la maison des enseignants, qui n’est pas payé, donc il n’y a aucune raison qu’il soit rémunéré ( !!!). Il faut renoncer à l’organisation d’oraux blancs, qui ne correspondent plus à rien. Le temps de préparation à l’épreuve se fait en cours.

Réponses du Recteur :

Pour le calendrier, le MEN a juste indiqué une « possibilité » de report , qui n’a rien de contraignant. Il n’y aura donc aucune modification. Il n’y aura non plus aucune rémunération pour le travail supplémentaire effectué. Tout cela montre d’ailleurs pour le Recteur que s’arc-bouter sur le mode d’Organisation Réglementaire de Services (en bref nos obligation horaires dans le décret de 1950) est « totalement obsolète ». Les fiches d’évaluation et les copies seront conservées dans l’établissement. Le problème des élèves absents à l’épreuve est à l’étude…


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