Ce CSA académique a été largement consacré aux « lignes directrices de gestion », c’est-à-dire à toutes les opérations de carrière et aux mutations.
Les effets délétères de la loi de transformation de la fonction publique : opacité, erreurs et passe-droits
La FSU a dénoncé les conséquences de la remise en cause du paritarisme, qui a réduit en grande partie le contrôle en amont des opérations de carrières et de mutations, renvoyant les collègues à une démarche individuelle.
Opacité de la communication : il faut rétablir les prérogatives des CAPA !
Aussi bien pour les mutations que pour les promotions, l’Administration refuse de communiquer les barres, qui conduisent soit au classement des promouvables, soit aux mutations (pour les mutations, seules les barres départementales sont publiées). Il est impossible donc de repérer d’éventuelles erreurs.
Pas de transparence sans contrôle sur ensemble des opérations.
Cela montre la nécessité du retour des groupes de travail et des CAPA, qui permettent de contrôler en amont et de relever les erreurs !
Nous avons dénoncé à nouveau les nouvelles conditions d’accès à la classe exceptionnelle, sans barème. Les avis sont donc discrétionnaires. De plus, il existe des différences importantes entre les corps : la proportion d’avis Excellent est plus faible pour les certifiées que pour les agrégées.
nous nous sommes aussi étonnées de voir que les avis Excellent pour l’accélération de carrière au sixième échelon, n’atteignent pas le quota des 30 %. Il nous a été répondu que cela s’expliquait par le manque d’expérience en début de carrière !
La promotion de l’égalité femmes/hommes : un pur affichage !
Le creusement de l’écart de salaire entre hommes et femmes est sciemment organisé par le Ministère : augmentation de la part des missions supplémentaires (HSE, IMP, Pacte), femmes pénalisées car non vues lors des rendez-vous de carrière pour différentes raisons, comme les congés maternité. Conséquences : des inégalités de salaire renforcées par des promotions entravées. Ainsi pour le passage à la hors-classe, les femmes sont les plus nombreuses parmi les non vues et sont donc pénalisées par un avis qu’elles ne peuvent pas contester !
Vigilance sur la volonté de l’Administration de supprimer les zones de remplacement infra-départementales en 2026 !
L’Administration, sous prétexte de rendre plus efficients les remplacements, projetait de remettre en cause les zones de remplacement infra-départementales qui concernent 60 % des TZR (Histoire-Géographie, Lettres Modernes, Anglais et EPS).
Lors d’un groupe de travail, ce projet devait même être mis en œuvre dès 2025. Nous l’avons aussitôt dénoncé avec force. Une telle mesure ne ferait que dégrader encore les conditions de travail de ces collègues ! Nous avons obtenu dans un premier temps le report à 2026.
Face à nos protestations, le Rectorat s’est engagé en CSA à ce que la question du périmètre des zones de remplacement fasse l’objet d’un travail plus approfondi avec les organisations syndicales. La FSU reste extrêmement vigilante et veillera à défendre les intérêts des TZR !
Face à toutes ces questions, une seule exigence : le retour du paritarisme !
Aussi bien pour les promotions que pour les mutations, ou bien les détachements, pour lesquels les refus sont massifs dans notre académie, la FSU continue son combat pour le rétablissement d’un véritable dialogue social au service de l’intérêt de tous les collègues !
Non au gel de la part collective du Pass Culture !
Nous avons dénoncé le gel de la part collective du Pass Culture, qui met en danger de nombreux projets d’ouverture culturelle dans les établissements, notamment en collèges REP et REP +. Il est inacceptable que le Gouvernement sacrifie la culture au nom de la rigueur budgétaire !
