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Alerte : Attaque du corps des CPE, défendons-nous !

vendredi 5 octobre 2018
par  Snes S3 MC

Le conseil d’État considère que les CPE ne constituent pas un corps dérogatoire au statut général de la Fonction publique.
Cette décision constitue une menace pour les CPE. La sortie du corps dérogatoire détruit des années de lutte pour aligner nos droits sur ceux des enseignants (montant aligné de l’ISOE, grille indiciaire identique, avancement identique dans le cadre du PPCR…).
C’est par la force du collectif enseignants/CPE que le SNES-FSU a obtenu des avancées significatives dans la gestion de nos carrières.

 Quelles seront les conséquences pour les CPE dans un avenir proche ?

Qu’en sera-t-il avec la fin du statut dérogatoire ?
Avec la fin du statut dérogatoire, l’Administration ne sera-t-elle pas tentée de rapprocher les missions de CPE de celles de l’équipe de direction (fin des 35 heures sans contrepartie salariale, missions administratives plus qu’éducatives…) ? Les chefs d’établissement auront-ils le loisir de choisir « leur » CPE ?...
Les premiers effets de cette relecture de l’article 10 de la loi de 1984 se traduiront dès cette année par la diminution du nombre d’élus CPE dans les commissions paritaires (5 au lieu de 8 jusqu’à présent dans l’académie de Versailles), la non représentativité de la Profession par grade (1 élu classe exceptionnelle, 2 élus hors-classe, 2 élus classe normale alors que la grande majorité des collègues exercent en classe normale), la préparation d’une circulaire sur les mutations, différente de celle des enseignants avec tous les risques de dérèglements que cela peut entraîner (y aura-t-il toujours un barème pour assurer l’équité de traitement ? Le mouvement aura-t-il toujours deux phases INTER et INTRA ? Le Ministère décidera-t-il d’un mouvement départemental comme dans le premier cycle, réduisant ainsi les possibilités de muter d’un département à l’autre ? Le mouvement sera-t-il aligné sur les mutations des chefs d’établissements complétement opaques et subjectives ?...).
Les CPE sont ainsi les premières victimes de la volonté présidentielle et gouvernementale de détruire le paritarisme. Les commissions paritaires sont aujourd’hui les seules instances représentatives dans lesquelles nous pouvons résister aux dérives néo-managériales qui pèsent sur notre métier. L’an dernier, vos élus ont ainsi obtenu, dans le cadre d’un CHSCT académique, que le Rectorat de Versailles diffuse prochainement un rappel des droits des CPE à destination des chefs d’établissements, une dénonciation des pratiques qui fragilisent notre santé et nos conditions de travail et un recadrage devant éviter des lectures farfelues de la circulaire de mission de 2015.

  Comment agir ?

La menace est réelle, mais le combat est possible. Le SNES-FSU Versailles initiera l’idée d’un large mouvement pour défendre le corps des CPE contre cette attaque violente. Nous appelons à la mobilisation pour éviter une forte dénaturation de nos missions et statuts.
=> Dès à présent, signez et faites signer la pétition.


Enfin, les élections professionnelles doivent démontrer notre volonté de défendre le paritarisme tel que nous le connaissons.
Pensez à activer votre boîte ac-versailles et à voter SNES et FSU du 29 novembre au 6 décembre !


Loïc Sanchez, responsable de la catégorie CPE du SNES-FSU Versailles
Courriel : cpe@versailles.snes.edu