Pour le respect de nos droits, défendons le paritarisme et la Fonction Publique ! Pétition, témoignages, vidéo...

dimanche 10 juin 2018
par  Snes S3 SV

Vendredi 25 mai, le gouvernement a présenté aux organisations syndicales représentatives ni plus ni moins qu’un projet de suppression du paritarisme : suppression de toute compétence des CAP (commission administratives paritaires) sur les actes de mobilité et mutation ainsi que pour les questions de disponibilité, détachement. Les CAP ne seraient plus consultés sur les promotions : elles recevraient juste « la liste des agents retenus par l’autorité de gestion ».
Le projet gouvernemental représenterait un bouleversement complet du fonctionnement actuel de la Fonction publique ouvrant la porte à l’arbitraire et à l’opacité en matière de gestion des personnels. En attaquant le paritarisme, le gouvernement s’attaque d’abord et avant tout aux droits des personnels, mais aussi à une certaine conception de la Fonction Publique que nous défendons.

Avec le SNES et la FSU, s’informer et agir

  • Suppression du paritarisme, vos droits menacés, les annonces gouvernementales décryptées en vidéo par le SNES-FSU



  • En diverses occasions, l’action des commissaires paritaires vous a permis de voir vos droits respectés (promotions, mutations etc) envoyez-nous votre témoignage

    Les premiers témoignages reçus
    * J’ai postulé cette année à la classe exceptionnelle 1° vivier . Je me suis aperçue qu’il manquait des éléments dans mon dossier (mes 7 années passées en ZEP n’étaient pas mentionnées ) . J’ai contacté le SNES, qui a été très actif :- un collègue m’a appelé dès le lendemain et quelqu’un s’est déplacé au rectorat pour signaler cet incident .Une dizaine de jours après ,mon dossier était correct , l’erreur avait été réparée. La présence de membres du SNES dans les commissions est primordiale pour défendre les collègues et contrôler les dossiers.

* J’avais fait une demande de mutation et à ma grande surprise, ma situation de rapprochement de conjoint n’avait pas été prise en compte dans le calcul du barème. Pour quelle raison ? J’aurais été bien en peine de le dire. N’ayant pas reçu de réponse à un précédent mail au rectorat demandant une clarification des conditions d’attribution de cette bonification pour rapprochement de conjoint, je me disais qu’un nouveau message au rectorat resterait sans doute lettre morte et je m’apprêtais, fataliste, à accepter mon injuste sort. Décidément, je n’étais pas près d’avoir une mutation. Mon mari allait devoir continuer à subir ses deux heures trente de transport en commun quotidiennes pendant encore bien des années et mon espoir de le voir rentrer le soir avant le coucher des enfants dans un avenir proche était bel et bien illusoire...
Quand miracle, j’ai reçu un coup de téléphone d’un commissaire paritaire du Snes, syndicat auquel j’avais envoyé une copie de mon dossier de mutation, qui m’a expliqué que la pièce justificative de l’emploi de mon mari n’avait pas été jugée suffisante et qu’il me fallait en renvoyer d’autres ! Qu’à cela ne tienne. En quelques minutes, les pièces étaient envoyées et quelques jours plus tard, ma bonification pour rapprochement de conjoint était prise en compte.
Mais non, ce n’était pas un miracle. C’était le fruit du travail mené avec grand sérieux et réactivité par les élus syndicaux de la commission paritaire pour que les mutations ne ressemblent pas à un jeu de hasard et que tous les professeurs puissent avoir accès à des informations précises et claires concernant les règles qui régissent leur carrière et leur mobilité.
Merci pour votre travail et merci d’œuvrer dans l’ombre à la défense de nos droits alors que bien souvent pris dans le tourbillon de la vie et « le nez dans le guidon » à ne penser qu’à boucler une séquence pour le bac afin de promouvoir l’égalité des chances dans nos classes, on en viendrait à y renoncer justement pour nous-mêmes à cette égalité qui est l’expression de notre chance de vivre dans une République.


* Lors de ma dernière mutation et grâce à la vigilance des élus SNES, j’ai pu récupérer une mutation à laquelle j’avais droit. L’administration ayant oublié des points de barème.


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Documents joints

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