Les collègues se mobilisent massivement contre le projet inacceptable de la Direction académique du 92

vendredi 24 janvier 2014
par  Snes S2 Hauts de Seine

Les collègues se sont massivement mobilisé-e-s, le jeudi 23 janvier, contre le projet inacceptable de la Direction académique sur la préparation de rentrée 2014.

Ils étaient environ 500 devant l’Inspection académique de Nanterre à 12h après un Comité technique qui s’est tenu le matin et où toutes les organisations syndicales ont protesté contre le projet de la Direction académique. De nombreux établissements des communes d’Asnières, Clichy, Colombes, Gennevilliers, Nanterre et Villeneuve la Garenne étaient présents.

Une délégation des maires de ces mêmes communes a été reçue à 12h30 par la Direction académique.

Une délégation des établissements en grève accompagnée de représentants des organisations syndicales et de parents d’élèves (dont FCPE) a été aussi reçue à 13h30.

Le Directeur académique a dit que des moyens allaient être redonnés par le ministère : c’est une première victoire de la mobilisation mais la mobilisation continue et les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement : voir le communiqué de presse ci-dessous.

 DÉCLARATION PREALABLE COMMUNE DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT Educ’action 92, FNEC FP FO, FSU, SGEN-CFDT et UNSA éducation au Comité technique du 23 janvier 2014

Pour la première fois, en Comité technique départemental des Hauts-de-Seine, les membres de ce même Comité technique font, au nom de leur organisation syndicale respective, une déclaration préalable commune.
Le projet de la Direction académique de répartition de la dotation départementale, en moyens horaires pour les établissements du Second degré, est inacceptable.

Il est inacceptable car il aura pour principale conséquence une détérioration « historique » des taux d’encadrement des établissements en Éducation prioritaire, alors même que le Ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer une réforme où, dit-il, « aucun réseau ne perdra ». La baisse des taux d’encadrement se fera au détriment de la réussite des élèves les plus fragiles du département. Les possibilités de remédiation : classe à effectifs limités, dédoublements, horaires disciplinaires supérieurs aux horaires réglementaires, options et projets, seront au mieux réduits, sinon supprimés. C’est d’autant plus incompréhensible et inacceptable que les choix faits dans les autres départements de l’académie, avec des moyens similaires, sont très différents et n’entraînent pas une telle dégradation des taux d’encadrement dans l’Éducation prioritaire.

Il est inacceptable, car la ponction d’heures et notamment d’heures postes va provoquer de très nombreuses suppressions de postes dans ces mêmes établissements, alors même que la stabilité des équipes est le gage premier de la réussite des établissements en Éducation prioritaire. La dégradation des conditions d’exercice risque aussi de fortement déstabiliser les équipes pédagogiques par des demandes de mutation. Là encore ce sont les élèves qui en paieront le prix.

Il est tout aussi inacceptable de réduire les moyens alloués aux SEGPA. Les dotations horaires destinées aux publics les plus fragiles de l’Éducation nationale ne peuvent servir de variable d’ajustement dans le département.
Il est nécessaire de financer l’ouverture de nouvelles divisions du fait d’une hausse des effectifs de 744 élèves en collège et de 959 élèves en lycée ; la répartition des dotations académique et départementale - notoirement insuffisantes et qui n’ont pas intégré cette hausse plus que prévisible des effectifs - ne peut se faire au détriment de l’Éducation prioritaire.

Nous ne pouvons l’accepter ! Et les personnels de ces établissements ne l’accepteront pas !

De nombreux établissements sont en grève aujourd’hui pour obtenir les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement et nous nous associons à leurs revendications.
Il est indispensable que des moyens nouveaux soient donnés au département et que l’État abonde en moyens. Les établissements hors Éducation prioritaire sont déjà au bord de l’implosion et assurent avec difficulté les horaires règlementaires avec des effectifs pléthoriques. Il est indispensable pour ces établissements d’ouvrir de nouvelles divisions mais l’Éducation prioritaire ne doit pas en payer le prix.

Nous ne pouvons qu’être scandalisés par la fermeture de nombreux CIO dans le département. Le Conseil général refusant de financer les locaux pour un montant somme toute modique, c’est bien un service public gratuit de proximité qui est menacé de disparition dans le département. Un service public indispensable à l’aide et à l’orientation des élèves. Il est inacceptable que le Rectorat et la Direction académique n’aient pas trouvé une solution pour le maintien de la carte des CIO dans le département. Encore une fois ce sont les élèves de ce département - et le plus souvent les élèves les plus fragiles - qui vont en payer le prix.
Pour toutes ces raisons l’ensemble des organisations syndicales ici présentes vous demande d’obtenir des moyens supplémentaires nécessaires au bon fonctionnement du service public d’éducation et de revoir en urgence votre projet de répartition.

Les membres du Comité technique

  Communiqué de presse intersyndical du 24 janvier qui appelle à poursuivre le mouvement

Les organisations syndicales CGT Educ’action, FNEC FP FO, FSU, SGEN-CFDT, SE UNSA ont adopté une déclaration commune hier, lors du Comité technique spécial départemental (CTSD) des Hauts-de-Seine, pour condamner la baisse des moyens horaires d’enseignement, notamment dans les établissements de l’Education prioritaire du département, et exiger une nouvelle dotation. Un rassemblement devant la Direction académique à l’appel des organisations syndicales a réuni, jeudi, près de 500 personnels du département.

Lors des Assemblées générales massives tenues jeudi, notamment dans le bassin de Gennevilliers et celui de Nanterre, les personnels des collèges & lycées du département ont réaffirmé leurs revendications :

  • Augmentation des moyens horaires d’enseignement pour les Hauts-de-Seine ;
  • Exigence de dotations supplémentaires accordées par le Ministère.

Pour y aboutir, les personnels ont décidé des moyens d’action suivants :

  • Aucune négociation, établissement par établissement ;
  • Grève et rassemblement au Ministère, mardi 28 janvier à 14h ;
  • Assemblée générale départementale des personnels, mardi 28 janvier à 10h.

Monsieur Philippe WUILLAMIER, DA-SEN des Hauts-de-Seine, a assuré, jeudi après midi, à la délégation des personnels des établissements en grève du bassin de Gennevilliers et de Nanterre, accompagnée des élus au CTSD, que le Ministère avait été contacté et que celui-ci avait décidé d’attribuer une enveloppe budgétaire supplémentaire, sur la base d’une « évaluation des besoins » réalisée par la DSDEN des Hauts-de-Seine.

Il s’agit là d’un premier résultat, à mettre au compte de la grève des personnels appuyée par les organisations syndicales.

Sans garantie sur le contenu de l’enveloppe budgétaire supplémentaire, les organisations syndicales CGT Educ’action, FNEC FP FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education & SE UNSA appellent les personnels à la grève, lundi 27 janvier, et à reconduire la grève, mardi 28 janvier, si l’enveloppe budgétaire n’est pas satisfaisante.
Elles appellent les personnels à se rassembler au Ministère, mardi 28 janvier à 14 h.

Une demande d’audience auprès du Ministre est déposée.

 Le mouvement dans les médias

http://classes.blogs.liberation.fr/...

http://www.leparisien.fr/espace-pre...

http://videos.leparisien.fr/video/m...

http://www.humanite.fr/societe/saig...

http://www.cafepedagogique.net/lexp...

http://www.cafepedagogique.net/lexp...

http://www.vousnousils.fr/2014/01/2...

Des photos du rassemblement sont aussi disponibles ici

Merci à André Landrain pour les photos.


Documents joints

Déclaration préalable au Comité technique du 23 (...)
Communiqué de presse intersyndical sur la (...)
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