Des conditions de rentrée désastreuses au lycée Richelieu De Rueil

samedi 8 septembre 2012
par Snes S2 Hauts de Seine

Environ 250 personnes (parents d’élèves et enseignants) se sont réunies le mercredi 5 septembre, devant le lycée Richelieu, pour protester contre les conditions de rentrée désastreuses au lycée (lire l’article précédent sur notre site : http://www.versailles.snes.edu/spip... ).

Le SNES 92 a demandé à l’Inspection académique l’intervention en urgence du comité hygiène, sécurité et conditions de travail du département.

Lundi 3 septembre au matin, les professeurs ont visité leur lycée encore en chantier, dont la rénovation a commencé il y aura bientôt trois ans. Quarante-deux d’entre eux se partageront entre le lycée Richelieu et le lycée Corneille de la Celle Saint Cloud, ainsi que 175 élèves du lycée. En effet les préfabriqués prévus pour remplacer un bâtiment n’ont pas été installés. Voici donc professeurs et élèves « délocalisés » à La Celle St Cloud, à 5 km de là, sans liaison fréquente en transports en commun.

Pendant ce temps, certains autres collègues et quelques classes, eux aussi délocalisés, se partageront entre Richelieu et le lycée Gustave Eiffel, à 20 minutes de distance à pieds.

La fin de cette délocalisation à Corneille est prévue pour novembre 2012. Mais les retards cumulés sur l’ensemble du chantier laissent sceptiques. Dans les murs mêmes, la situation n’est pas plus enviable. Un bâtiment, naguère affecté aux sciences de l’ingénieur et équipé des vastes ateliers appropriés, se voit provisoirement reconverti pour la S.V.T. et les autres disciplines. Or pas d’eau ni d’électricité dans certaines salles. La plupart ne dispose d’aucune aération, alors que toutes sont envahies par une poussière suffocante. Aucune armoire pour le matériel, encore stocké en cartons, pas de table pour les travaux pratiques. Et une acoustique exécrable qui crée des effets d’écho, rendant extrêmement difficile toute communication verbale. Dans l’autre bâtiment, tout neuf, des salles sans tableau, sans numéro ou de faux numéros. La partie vouée aux sciences de l’ingénieur, les ateliers manquent de leur côté de branchements électriques et informatiques (des prises sans câblage !!)

Pour couronner le tout nos emplois du temps sont inacceptables : sur 6 jours, d’énormes créneaux libres dans les emplois du temps certains peuvent commencer tôt le matin et finir à 18 heures. La direction ne nous aide pas nous sommes des fonctionnaires nous n’avons rien à dire. Beaucoup de collègues se sentent méprisés et sont prêts à craquer surtout nos nouveaux collègues (46).

Et c’est dans ces conditions que les professeurs sont censés reprendre leur enseignement comme si de rien n’était.

Danielle Lega (S1 de l’établissement )


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